Publié par : Geneviève Schmit | 18 juillet 2009

Représentation mentale de l’objectif désiré

Cette technique se retrouve associée à de nombreuses pratiques : prière, méditation, yoga, arts martiaux, auto-hypnose, relaxation, sophrologie, psychothérapie cognitivo-comportementale, PNL…

Elle consiste à se représenter mentalement :

1 – Les bons souvenirs chargés d’émotions positives grâce auxquels il est possible d’accéder à un état de relaxation mais aussi de puiser au coeur des ressources qui y sont contenues.

2 – L’objectif que l’on souhaite réaliser et que l’on peut visualiser dans les différentes étapes de sa concrétisation.

Visualiser c’est avant tout utiliser une représentation mentale. Ces représentations correspondent aux cinq sens. En PNL, c’est le système VAKOG : vue, audition, kinesthésie (toucher et sensation du mouvement), olfaction et goût. La majeure partie des personnes utilisent essentiellement des représentations visuelles. D’autres préfèrent des représentations auditives, kinesthésiques…

Cette préférence se traduit dans le langage : « je vois ce que tu veux dire », « j’entends bien », « je le sens »…

Pour visualiser, il est important d’utiliser son (ou ses) mode(s) de représentation(s) privilégié(s).

Par exemple, pour triompher d’une phobie de l’avion, il est possible de se représenter visuellement en train de sourire dans les turbulences, de s’entendre rassurer les autres passagers, de ressentir un profond bien-être dans son corps associé à une pointe d’amusement et d’excitation comme dans les manèges des fêtes foraines, etc.

Cependant, il n’y a pas de recette miracle. C’est à vous de rechercher le type de représentation qui vous correspond le plus et de tester son efficacité. Après une séance de relaxation-visualisation, le bien-être que vous ressentez au niveau de votre corps et de votre esprit constitue un précieux indice de la réalisation potentielle de votre objectif. Le type de représentation que vous avez évoqué s’avère alors être le plus approprié.

Au cours des séances de visualisation, les émotions négatives (peur, angoisse, anxiété, colère…) liées à la situation stressante sont progressivement remplacées par des émotions positives (joie, plaisir, satisfaction, sérénité…). Cette reprogrammation aboutit à un processus de transformation intérieure qui peut avoir des conséquences bénéfiques à l’état de santé.

Dans les années 1980, un cancérologue américain, le docteur Carl Simonton et son épouse Stéphanie, psychologue, élaborent un traitement global du cancer prenant en compte la dimension psychologique de la maladie.

Pour eux, la prédisposition à la maladie tout comme le rétablissement de l’état de santé sont liés non seulement à l’état physiologique mais aussi à l’état psychologique, aux émotions et à l’affectivité. Ils proposent un traitement global prenant en compte le corps et l’esprit, envisagés dans un continuum.

Sur une période de quatre ans, ils réalisent une étude portant sur 159 personnes atteintes de cancers incurables.

Le traitement psychologique, complémentaire du traitement médical, consiste à apprendre à se relaxer et visualiser avec détermination le combat contre le cancer.

Lorsqu’ils écrivent leur premier livre, 63 personnes sont toujours vivantes avec une moyenne de survie de 24,4 mois depuis le diagnostic. Comparativement, la moyenne de durée de survie nationale est de 12 mois.

Dans le groupe investi dans la psychothérapie, 14 personnes connaissent un phénomène de rémission, 12 voient leur cancer régresser alors que 17 autres sont stabilisés.

L’une d’elle a imaginé le cancer sous la forme de viande hachée, bien identifiable sur la banquise et qui était dévorée par des chiens de traîneaux affamés représentant les globules blancs. Grâce à ce travail psychologique, ainsi qu’aux traitements médicaux, le cancer a fondu en un temps record.

Pour le même type de symptôme, d’autres utilisent l’image d’un iceberg qui fond au soleil. L’énergie solaire, et particulièrement le bombardement des photons, est alors assimilée à l’action des défenses immunitaires.

D’autres encore se représentent le cancer sous la forme de poussière nettoyée par des globules aspirateurs…

En matière de visualisation, ce n’est pas la réalité du processus physiologique qui importe, mais plutôt la réalité et la vivacité de vos propres représentations mentales.

L’essentiel étant que l’image des défenses immunitaires ou des ressources de santé soit toujours plus puissante que celle des symptômes.

En 1983, Bernauer Newton étudie l’apport de cette pratique sur 283 personnes atteintes de cancer métastasé. Il s’inspire de la méthode Simonton et propose aux malades de visualiser de façon active le processus de guérison.

Cent cinq personnes ont bénéficié de 10 heures d’hypnose, traitement jugé adéquat par l’équipe thérapeutique. Newton confirme les travaux précédents et observe une diminution significative des effets secondaires liés aux traitements médicaux, des douleurs, nausées et vomissements, de l’insomnie, de l’anxiété et de la détresse.

Les malades bénéficient en outre, d’une meilleure relation avec leurs médecins, d’une augmentation de leur qualité de vie, de leur appétit, de leur relaxation et profitent avec satisfaction du contrôle qu’ils peuvent exercer sur leurs difficultés.

Pour les 105 sujets ayant bénéficié de 10 heures d’hypnose, la durée de survie est de 35,5 mois, soit le triple de la moyenne nationale. Newton observe par ailleurs 9 rémissions spontanées, attestées par les équipes médicales. (1)

Il est cependant à déplorer, à l’occasion de ces deux recherches, une faille méthodologique importante.
En effet, la population n’a pas fait l’objet d’une randomisation – tirage au sort et affectation aléatoire des sujets aux différents groupes témoin et expérimental. Ainsi, le groupe contrôle a été constitué à partir d’une moyenne nationale.

Malgré cela, il semble évident que des recherches de cet ordre ouvrent des perspectives passionnantes pour les études ultérieures. De fait, Newton pense que, dans certains cas, l’hypnose et la visualisation peuvent contribuer à renverser le processus pathogène.

Cette technique contribue à modifier l’attitude psychologique de personnes malades, réaffirmant leur confiance en soi et réamorçant leur capacité à stimuler leur état de santé.

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(1) Simonton C., Matthews-Simonton S. & Creighton J. (1990). Guérir envers et contre tout. Le guide quotidien du malade et de ses proches pour surmonter le cancer. EPI, 335 p. Passionnant ouvrage de pionnier.

Carl Simonton et Reid Henson. (1993). L’aventure d’une guérison. Belfond, 281 p. L’évolution de la méthode et l’édifiant témoignage d’un malade en rémission.

(2) Newton B. W. (1983). The use of hypnosis in the treatment of cancer patients. American Journal of Clinical Hypnosis., 25, 2-3, 104-113.

source: http://agirpoursasante.free.fr/remissions/pages/visual1.htm

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